La « parenthèse enchantée » du TOP 250

Nous avons vécu hier une soirée mémorable. Une sorte de « parenthèse enchantée » où, loin de l’environnement économique  difficile dans lequel nous vivons : baisse de compétitivité, chômage,.. nous avons vu une industrie française du logiciel en plein développement. Croissance du Chiffre d’affaires et recrutement en hausse à 2 chiffres, entrepreneurs motivés et enthousiastes. Enfin un Maurice Levy qui a raconté l’histoire extraordinaire de son parcours en toute simplicité. Il a évoqué l’importance du numérique dans les grands enjeux de notre pays : Modernisation de l’état, Santé,..Un message salutaire.

J’ai demandé à Bruno Vanryb de s’exprimer sur cet évènement:

http://frenchweb.fr/palmares-2e-edition-du-top-250-des-editeurs-de-logiciels-francais/77961

http://frenchweb.fr/top-250-les-editeurs-de-logiciel-sont-la-locomotive-de-economie-numerique/78101?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=629929f193-FrenchWeb_Daily_26_09_2012&utm_medium=email

 

EDITO
Les éditeurs de logiciels français,
au cœur du redressement économique

Pour la deuxième année consécutive, Ernst & Young et le Syntec Numérique publient le Panorama Top 250 des éditeurs et créateurs de logiciels français. Un peu plus de 400 sociétés – dont, de manière inédite, des concepteurs de jeux vidéo – composentcette fois le panel. Ce nombre grandissant de répondants à notre étude installe le Top 250 comme un outil de référence incontournable, offrant une photographie unique du marché français du logiciel.

Le principal enseignement de cette édition du Panorama Top 250 est que le secteur confirme son statut de locomotive pour l’ensemble de l’économie française. Malgré un contexte économique difficile, aussi bien le chiffre d’affaires que les effectifs croissent avec un taux à deux chiffres ! Rares sont les secteurs qui peuvent s’en prévaloir aujourd’hui. Et cela est inscrit dans la durée : 80 % des éditeurs du panel ont l’intention de continuer à embaucher. Par ailleurs, donnée importante de l’étude : deux tiers des effectifs de R&D sont localisés en France.

Mais au-delà de ces chiffres, le logiciel permet de diffuser sa dynamique, de manière induite, à l’ensemble des autres secteurs économiques.1 euro investi chez un éditeur peut se démultiplier dans toutes les entreprises avec lesquels il est en contact. Exemple : l’équipement d’une entreprise en logiciels ou la création d’un site Internet lui permet d’optimiser sa performance et de créer de nouveaux emplois entre service informatique et webmastering.

Malheureusement, le marché français reste encore très éclaté, 70 % des éditeurs faisant moins de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires. Entre les grands acteurs internationaux et les petites sociétés régionales, il y a un vide à combler ; vide qui illustre la difficulté des PME françaises à passer au stade d’Entreprise de Taille Intermédiaire (ETI). Pourtant, les éditeurs de logiciels français, créateurs d’emplois et générateurs de croissance, peuvent jouer un rôle majeur dans le redressement de notre économie. Favoriser leur développement, les aider à grandir, c’est la garantie d’un fort retour sur investissement pour l’Etat.

C’est pour bénéficier de ce « ROI numérique », à l’effet multiplicateur, qu’il est important de mettre le secteur du logiciel au cœur des politiques publiques. L’Etat a en effet un rôle double. D’une part, par la mise en place de dispositifs incitant à l’innovation et favorisant le développement des éditeurs : ils sont ainsi 58 % à profiter de financements publics et 74 % à plébisciter le Crédit Impôt Recherche. D’autre part, en investissant massivement sur l’administration numérique, créant ainsi un cercle vertueux dont les effets positifs se mesurent à la fois au niveau économique, via le levier de la commande publique et de l’amélioration de la productivité, mais également au niveau qualitatif : efficacité des services publics et acculturation d’une partie non négligeable de la population à l’utilisation des nouvelles technologies.

Dans cette situation de crise, il est donc essentiel de consolider les dispositifs existants et de trouver de nouvelles pistes pour soutenir un secteur qui tire vers le haut notre économie. De la Jeune Entreprise Innovante (JEI) au Crédit Impôt Innovation, l’enjeu est d’assurer une chaîne de financement pour que les start-ups et les PME françaises puissent grandir et être les champions internationaux de demain.

 

Bruno Vanryb
Président du Collège éditeurs Syntec Numérique

2 réflexions sur “La « parenthèse enchantée » du TOP 250

  1. Congrats everyone pour une soirée très réussie, un TOP 250 qui connaît un succès retentissant et tous les messages pleins d’optimisme véhiculés.

  2. Il faudra quand-même s’intérroger un jour sur les raisons pour lesquelles nos chiffres en matière d’emploi sont si différents de ceux des statistiques publiques comme le font remarquer certains syndicats (apparemment à raison).

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