La parole au Geicet

Dans un contexte où on peut percevoir une segmentation de nos forces avec l’apparition de nouvelles associations, il m’est apparu indispensable de donner la parole au GEICET, organisation représentative de nombreuses sociétés de notre profession, pour comprendre les raisons de leur choix de créer une nouvelle entité.

Le GEICET (www.geicet.com) est un groupement professionnel regroupant les principales entreprises d’Ingénierie et Conseil en Technologies (ICT) françaises. Il représente près de 5 Milliards d’euros de CA pour 60 000 salariés, soit environ 30% des effectifs du secteur de l’ICT.

La nécessité de la création de ce groupement a été provoquée par le constat fait par ces entreprises qu’aucune autre structure ne portait vraiment les enjeux qui les préoccupaient.

Emmanuel ARNOULD président du GEICET : « Nous nous manifestons auprès des pouvoirs publics afin de valoriser notre métier qui représente 30% de la R&D industrielle réalisée en France ( Altran, Alten, Assystem, Akka,,… ). Nous souhaitons qu’ils prennent en compte notre profession afin d’alléger les contraintes et les coûts salariaux qui pénalisent dramatiquement nos entreprises. De plus, les entreprises du secteur subissent une pression sur les prix disproportionnée, alliée à des clauses contractuelles de plus en plus inacceptables.

A ce titre, le programme présenté par Guy Mamou-Mani est une véritable prise de conscience par le Syntec des enjeux auxquels sont confrontés l’ensemble de la profession, SSII et SICT : Réactualisation de la convention collective, Rééquilibrage des rapports fournisseurs clients, Application de l’indice Syntec…. et nous nous en félicitons. Notre pays, nos pouvoirs publics et notre syndicat professionnel doivent réagir dès à présent à la paupérisation grandissante de l’ingénierie française».

Comment ne pas souscrire à ces fortes paroles du président du GEICET et ne pas tendre la main à tous ceux qui, comme les membres de cette association, comptent sur nous pour les aider à relever les défis du temps. Les circonstances autant que mes convictions dictent la voie à suivre, celle de l’audace. Il est nécessaire de  constituer un grand syndicat du numérique où toutes les sensibilités métier seront représentées. En rassemblant ainsi largement, au-delà de nos frontières actuelles, nous deviendrons une force économique avec laquelle il faudra composer et un interlocuteur incontournable vis-à-vis des pouvoirs publics. En répondant généreusement aux appels qui nous sont lancés, nous gagnerons en légitimité et en crédibilité, La gouvernance choisie, symbolisée par l’image du temple grec, les responsabilités nouvelles qui seront dévolues au Comex et le mode de représentation des métiers annoncé, sont autant de signaux qui préfigurent la forme que revêtira ce grand mouvement fédérateur que nous appelons tous de nos vœux.

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