Bonjour! Bienvenue...

guymamoumani Je suis ravi de vous accueillir sur ce blog que j’ai ouvert pour favoriser les échanges et les débats sur ce qui nous lie tous et me tient particulièrement à cœur : le développement de l’économie numérique. Notre société et notre économie sont aujourd’hui transformées en profondeur par l’apport des nouvelles technologies et nos entreprises y contribuent amplement. Elles doivent être entendues dans leurs spécificités, leur rôle et leurs ambitions. Elles sont également confrontées à de nombreux sujets qui font l’actualité du numérique. C’est la raison pour laquelle ce blog est d’abord le vôtre, adhérents de Syntec Numérique, professionnels de l’informatique ou simplement intéressés par ce numérique qui bouleverse notre quotidien : toutes les contributions sont les bienvenues et je m’efforcerai d’y répondre rapidement. Je souhaite que ce blog s’enrichisse de dialogues et d’idées et j’apporterai régulièrement ma contribution et mon regard personnels sur les sujets qui m’animent. Je suis impatient de vous lire.

27 janvier 2012 ~ 1 Commentaire

Appel à l’union de tous les acteurs du numérique

Nous sommes de plus en plus nombreux à penser que notre pays est à un tournant de son histoire. Il a pris le virage de la modernité et de la mondialisation mais son avenir reste incertain tant la bourrasque de la crise est forte et les freins au changement nombreux. Tout peut basculer, dans un sens ou dans un autre. En un sens, l’avenir de la France est entre nos mains. La campagne présidentielle dans laquelle nous entrons est propice aux débats autour des grands enjeux économiques et sociétaux. Ce serait dommage de se priver de cette tribune.

logoC’est dans ce contexte d’élections que plusieurs organisations professionnelles dont Syntec numérique ont souhaité s’associer pour porter ensemble dans la campagne, comme d’autres pays s’y sont employés avec succès un certain nombre de propositions faisant droit au formidable potentiel de croissance et d’innovation que recèle l’industrie numérique.

Nous avons d’ores et déjà rencontrés les équipes de campagne des principaux candidats qui nous ont toutes réservé un accueil chaleureux, manifestant toutefois vis-à-vis de nos propositions respectives un intérêt très en deçà de nos attentes. Aussi pensons-nous qu’il est urgent de passer à la vitesse supérieure !

Pour cela, il nous faut trouver une structure qui permette à tous les acteurs du numérique de faire œuvre collective et de s’exprimer d’une seule voix. C’est à ce prix et à ce prix seulement que nous serons crédibles, que notre message sera tout simplement audible alors que se multiplient les déclarations de tous bords.

Notre message aura d’autant plus de poids et de retentissement qu’il sera simple et direct :

LE NUMERIQUE DOIT ETRE AU CENTRE DE VOS IDEES PROGRAMMATIQUES

Emploi, Formation, Fiscalité, Compétitivité, Ré-industrialisation, Déficits, Santé, Education,… les programmes des différents candidats tournent tous autour de ces grandes thématiques ; chacun d’entre eux s’emploie à le défendre le mieux qu’il peut sans pour autant faire grand cas du numérique qui risque une nouvelle fois d’être le grand absent de la campagne. Il est temps qu’ils s’en saisissent et comprennent que le numérique est le levier de croissance par excellence.

Je propose donc à tous ceux qui ambitionnent d’installer le numérique au cœur de la campagne, et en premier lieu aux présidents d’associations qui se retrouvent dans notre projet, de se réunir autour d’une table dans les meilleurs délais pour qu’ensemble nous essayons de trouver, sans aucun a priori, la meilleure voie (et voix) d’expression pour y parvenir avec succès.

23 janvier 2012 ~ 2 Commentaires

10 Propositions Syntec Numérique pour les candidats à l’élection présidentielle de 2012

La ré-industrialisation de la France passe par le développement d’une industrie de « l’immatériel » forte, ainsi que par un retour de la compétitivité des industries traditionnelles, transformées à l’aide de l’innovation et des nouvelles technologies. En effet, dans les décennies à venir, l’industrie du numérique va connaître un essor sans précédent, à la hauteur de la révolution métallurgique du XIXème siècle. La France doit être le moteur de cette évolution mondiale. Elle a, là aussi, une occasion unique de moderniser son industrie traditionnelle qui disposera ainsi des armes solides pour affronter ses concurrents du monde entier.

Le numérique : industrie du futur, futur de l’industrie

Le secteur du numérique emploie déjà 1,5 million de personnes en France. C’est un secteur très dynamique qui propose chaque année, pour le seul domaine des Logiciels et Services, 40.000 emplois dont 10.000 créations de postes. Les rapports McKinsey de 2011 indiquent que 20% de la croissance française entre 2005 et 2009 a été directement liée au numérique et à Internet, ce chiffre s’élevant à 25% pour 2010. L’industrie du numérique est donc majeure pour notre pays.

10 proposition Syntec sur la tribuneL’industrie du numérique apporte donc des réponses en matière de croissance, de création d’emplois, de compétitivité de ses entreprises, mais aussi de réduction des déficits publics et de transformation de la société, à l’heure où la France doit affronter des enjeux économiques et sociétaux déterminants.

Sa contribution à la croissance économique réside en premier lieu dans son utilisation par les entreprises. Dans une compétition mondialisée, la compétitivité des entreprises françaises garantit leur pérennité et leur croissance. Elle passe par la hausse de la productivité grâce aux technologies numériques. Notre pays doit investir en faveur de l’usage massif du numérique dans toutes les entreprises.
Dans le domaine de l’emploi, alors qu’un pourcentage encore trop important de chaque classe d’âge termine son parcours scolaire sans diplôme, le secteur numérique, qui figure parmi les premiers recruteurs de cadres en France, peut permettre la création de milliers d’emplois notamment dans les bassins en difficulté.

En matière de réduction des déficits, le numérique permet des économies tangibles pour l’Etat dans les domaines de la gestion et de la gouvernance de l’administration ou de la lutte contre la fraude sociale notamment.
Enfin, alors que les domaines régaliens de l’Etat sont au cœur des problématiques de demain, en particulier la santé (maîtrise des dépenses face au vieillissement de la population et au développement des maladies chroniques), l’éducation (adéquation de nos systèmes de formation aux métiers de demain), et l’environnement (préservation des ressources énergétiques), le numérique apporte des solutions innovantes qui ont vocation à transformer en profondeur la société dans chacun de ces domaines.

Cependant, la France ne bénéficiera pleinement des effets du numérique qu’à condition de mettre en place une politique volontariste afin d’accélérer les programmes d’investissements dans les infrastructures numériques de très haut débit capables de répondre à l’évolution rapide des besoins des entreprises et des individus.

Pour illustrer son propos, Syntec Numérique formule 10 propositions pour 2012 qu’il met à la disposition des candidats à l’élection présidentielle pour alimenter leur réflexion.

Les voeux du Syntec sur 01 Net

Télécharger l’interview d’Hedwige Chevrillon sur BFM


Guy Mamou-Mani, Président du Syntec Numérique par frenchweb

Voir l’article sur French Web : http://frenchweb.fr/syntec-numerique-invite-dans-la-campagne-60164

 

01 décembre 2011 ~ 0 Commentaires

Une quinzaine presque ordinaire…

… des activités Syntec Numérique

Avec un agenda de plus en plus bousculé, obligeant tout un chacun à revoir ses priorités le Syntec numérique vit une véritable accélération. C’est particulièrement vrai dans un monde du numérique qu’Eric Besson a justement qualifié de « Nouveau Monde 2.0 ».

Nous avons trop conscience des responsabilités qui sont les nôtres en tant qu’acteurs du numérique pour nous dérober face à cette crise systémique qui sévit et appelle de notre part des réponses nouvelles, à l’échelon global mais aussi de chacune de nos entreprises et organisations.

Une question se pose: comment passer des principes aux actes, des idées à la réalisation ? « Il est temps de concrétiser », c’est en ces termes que le ministre de l’Economie numérique ouvrait l’eG8 qui réunissait le mois dernier à Paris 13 ministres venant de 5 continents.

Le temps presse et, comme vous pouvez le vérifier en revisitant notre agenda de ces derniers jours, la Profession a pris la mesure de l’urgence et ses dirigeants sont plus que jamais mobilisés

Chronique d’une semaine folle

Jeudi 17 novembre

Lors de notre 2de Conférence de Presse de l’année, nous avons pu confirmer les chiffres de croissance que nous vous avions annoncés en avril dernier : +3,6% pour 2011 avec une perspective pour 2012 de +1%.

Pour donner davantage de relief à ces annonces et élargir l’audience au-delà du premier cercle, je me prêtais le même jour à une interview sur le plateau de BFMBusiness

Vendredi 18 novembre

Déplacement à Lille pour participer à un événement organisé par le l’antenne régionale Nord de Syntec Numérique sur le thème « La finance au service du développement des Entreprises du Numérique »

A l’occasion de cette tournée lilloise, j’ai pu découvrir EuraTechnologies  qui accueille des sociétés de tous profils, favorise l’émergence de projets TICs et attire de nouveaux talents.

Mercredi 23 novembre

Rencontres annuelles du club des processus sur le thème « Economie numérique et usages 2.0 : menaces ou opportunités pour les processus. Une table ronde enthousiasmante où des dirigeants montrent comment le numérique est au centre de la transformation des entreprises tout en respectant l’aspect humain. 

Le même jour Syntec numérique co-organise une nouvelle fois Les Assises de l’Embarqué , parfaite illustration de ce qu’est une rencontre du troisième type, celle de l’Industrie et des services.

J’ai tenu à assister  à la remise des Trophées qui chacun venait récompenser des entreprises innovantes, start up ou grandes entreprises.

Jeudi 24 novembre

A l’occasion d’un Grand débat Citoyen sur le Numérique, Syntec Numérique dévoilait ses propositions que je défendrai personnellement devant les candidats à l’élection Présidentielle et à leurs équipes.

Le même jour, paraissait dans la presse un papier sur un sujet qui nous tient particulièrement à cœur : Réforme de la JEI : tribune commune Syntec Numérique, AFDEL et SNJV.

Lundi 28

Syntec Numérique est aussi conduit à prendre position nettement sur certains sujets d’actualité. Si notre chambre comprend la nécessité d’un rééquilibrage des comptes publics, elle dénonce l’adoption de l’ Amendement Brunel, amendement qui remet en cause l’avantage fiscal accordé aux utilisateurs de prestations d’assistance informatique à domicile et qui revient à être contre productif .

Le même jour, j’accueillais Philippe Burnel, le nouveau délégué à la stratégie des systèmes d’information de santé (DSSIS) qui pour sa première « sortie officielle » avait accepté de participer à une ½ journée de réflexion avec les membres de Syntec santé et d’autres représentants d’agences du ministère (DGOS, ANAP, DSSIS santé) et la CDC à un séminaire sur le Cloud en santé .

Mardi 29

Lors des  « Assises du Numérique » organisées par le ministère de l’industrie, j’ai été invité à participer à la Plénière de clôture sur un thème qui, à lui seul, est tout un programme : « Le Numérique pour la Compétitivité et la Croissance ». Une mention spéciale pour Laure de la Raudière qui a montré sa grande sensibilité et une parfaite compréhension de nos enjeux  au cours de ce débat.

Lors de cette journée on a pu assister à des discours de Mrs Besson et Fillion et Mme Berra montrant la prise de conscience de nos pouvoirs publics concernant l’industrie du numérique. Des premiers résultats du travail commun de tous les acteurs qu’il faut accentuer dans la perspective des élections présidentielles.

A suivre… ! Décembre s’annonce aussi riche en événements.

19 octobre 2011 ~ 1 Commentaire

Ma réponse à Clara Gaymard : «L’industrie revient au cœur du débat»

Voici ma réponse suite à l’article de Clara Gaymard dans le Figaro Economie.

Clara Gaymard

Clara Gaymard, présidente de General Electric France. (Crédits photo: AP)

Chère Clara Gaymard,

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’interview que vous avez accordée és qualités de présidente de General Electric France, au Figaro et qui a été reprise en pleine page de son supplément économie daté du 6 octobre sous un titre qui ne pouvait pas me laisser indifférent : « l’industrie revient au cœur du débat ».
Je suis très admiratif de la foi qui vous anime et de la passion avec laquelle vous cherchez à mobiliser en faveur d’une politique industrielle forte et je la partage. Vous prêchez d’ailleurs d’exemple. En faisant l’acquisition de Converteam, GE affiche en acte et pas seulement en parole sa croyance dans l’industrie en France, même si notre pays n’est pas aussi compétitif que votre groupe pourrait le souhaiter.

Pour autant, vous redoutez, dites-vous, un possible ralentissement de l’activité industrielle dans notre pays. L’industrie, tous secteurs confondus, serait menacée de déclin faute de mesures volontaristes qui viseraient à la renforcer. Il conviendrait, selon Eric Besson, de « protéger » l’industrie française « pour préparer l’avenir » selon ses propres mots.

J’ai par contre plus de mal à vous suivre quand, pour donner corps à ce plan d’ambition, vous estimez nécessaire comme d’autres s’y sont essayés en leur temps, d’opposer le monde des services, « l’économie de l’immatériel », au monde de la production : « je me suis toujours inscrite en faux, dites-vous, contre l’idée qu’un pays mature doit passer de l’agriculture à l’industrie et de l’industrie aux services ».

Je souhaite vous alerter sur les conséquences indirectes que peuvent avoir vos propos. L’industrie du numérique, intégrée à tort dans la catégorie des « services », sert en fait de « vache à lait » dans la défense de l’industrie traditionnelle et ce au risque de lui faire perdre toute compétitivité.
J’en veux pour preuve l’arbitrage qui a été réalisé sur la suppression de la taxe professionnelle. Cette taxe qui handicapait certainement l’industrie s’est transformée en une taxe sur la valeur ajoutée pénalisant fortement les entreprises du numérique basées par définition sur la création d’emplois et sur la haute valeur ajoutée.
De plus, les différents empilements de taxes portent pour l’essentiel sur le type d’emplois que nous créons et la liste serait longue si on y ajoutait les fonds de péréquation (ex celui de la formation) qui alourdissent systématiquement le fardeau au détriment de cette valeur ajoutée.
Comble du paradoxe, ce sont les PME/ ETI du secteur IT qui souffrent le plus des arbitrages rendus au bénéfice de l’industrie traditionnelle. Or ce sont ces entreprises qui sont le fer de lance de l’innovation.
Une part non négligeable de la valeur ajoutée et de la compétitivité française de l’industrie traditionnelle provient précisément des « services » du numérique : on le doit à cette forme particulière d’ingéniosité que l’on retrouve notamment parmi les salariés de notre Branche qui manient le « click » et le « mortar ».

Loin de s’imposer sur les ruines de l’industrie, ces « travailleurs de l’immatériel » viennent au-contraire s’appuyer sur les forces vives de l’industrie pour développer les solutions innovantes que vous embarquez ensuite dans vos activités manufacturières.
Ces services contribuent fortement à l’excellence française et aucun de ses tenants ne défendrait aujourd’hui l’idée absurde qui a eu pourtant cours, mais pas chez nous, d’une « France sans usines ». La France qui gagne c’est, vous le savez aussi bien que moi, celle qui sait faire des choix gagnants, qui a des idées, et qui travaille à leur réalisation en s’en donnant les moyens (les investissements d’avenir font partie de ces grandes idées).
C’est sans doute ce que vous vouliez dire quand vous nous invitez à prendre garde à la désindustrialisation et à « choisir ses secteurs d’excellence ».

Je partage avec vous, chère Clara, cette forte conviction et compte à mon tour sur vous pour nous aider à gagner le pari de l’intelligence, celui de l’ingéniosité française. Ce combat nous est commun même si nous utilisons des moyens différents pour y arriver. C’est en mariant les services à l’industrie que nous serons forts. Nous obtiendrons ainsi une industrie du futur forte et un futur pour notre industrie.

04 octobre 2011 ~ 0 Commentaires

Tribune commune avec le CNN dans le Figaro du 1er Octobre 2011

Pour lire cliquez sur le bouton plein écran en bas à droite du document, sinon vous pouvez télécharger ici le pdf.
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13 septembre 2011 ~ 1 Commentaire

Soirée Top 250 des Créateurs français de Logiciels : Un vrai bol d’air

La première édition du Top 250 des créateurs et éditeurs français de logiciels, réalisée par Syntec Numérique en partenariat avec Ernst & Young, s’est déroulée mardi 6 septembre dernier. Et quel succès ! Devant plus de 230 participants, et avec la présence « numérique » de Valérie Pécresse, ministre du Budget, retenue à la dernière minute à l’Assemblée nationale mais qui nous a fait l’amitié de nous transmettre un message vidéo, Syntec Numérique a mis à disposition de l’ensemble des parties prenantes un panorama à la fois complet et unique qui permet de connaître en profondeur les acteurs français du logiciel, leurs modèles économiques et leurs axes de croissance.

Cette initiative, largement saluée par l’écosystème du logiciel présent à la soirée et par la presse, a également été l’occasion de rappeler, s’il en était besoin, le rôle clé du secteur dans l’économie française : le logiciel est partout, dans notre vie quotidienne et dans l’entreprise. Il contribue à la croissance des autres secteurs d’activité (automobile, aéronautique, énergie, etc.) et participe à la performance de nos entreprises en structurant leur gestion, le pilotage de leur activité et leur relation avec leurs clients.

Je me réjouis que Syntec Numérique joue à plein son rôle de représentant de l’ensemble des éditeurs, quelle que soit leur composante (petits, grands, B to B, B to C, nouvelle génération, Internet) auprès des pouvoirs publics et de l’ensemble des parties prenantes.

Quel plaisir de voir récompenser cette nouvelle génération d’entrepreneurs : Kobojo, Emailvision, Criteo… Ils ont tous une véritable vision et des modèles économiques solides. Voila le « gène » du futur du Syntec numérique. En les écoutant s’exprimer l’ensemble des administrateurs présents voyait ainsi la confirmation du bien fondé de l’évolution numérique de notre Chambre professionnelle.

Voilà une formidable contribution à notre ambition de favoriser l’émergence d’une industrie française du logiciel toujours plus forte, avec à sa tête des leaders français présents à l’international aux cotés des grands acteurs américains et européens.

C’est d’ailleurs dans cette perspective que notre Collège Editeurs présentera dans les prochaines semaines un livre « noir et blanc » de l’industrie du logiciel en France qui permettra d’identifier les freins au développement de la filière et de formuler des propositions concrètes que nous porterons auprès des pouvoirs publics. Je vous donne rendez-vous pour la publication de ce document et invite l’ensemble des éditeurs à nous rejoindre dans notre combat !

02 septembre 2011 ~ 0 Commentaires

Une rentrée pleine de questions…

Après un premier semestre 2011 qui a vu une progression sensible du marché, des résultats en croissance et une visibilité accrue nous pensions pouvoir passer des vacances sereines et espérer une rentrée pleine de promesses…

Mon interview sur BFM

Hélas !!! La dégradation de la note américaine par Standard and Poor’s le 4 août dernier alors même que le Congrés venait d’entériner un accord ouvrant la voie à une nécessaire discipline budgétaire, la cacophonie européenne quant au traitement des dettes souveraines, ont engendré une crise de confiance générale qui a provoqué un effondrement historique des marchés financiers mondiaux et rendu nécessaire la mise sur pied dans l’urgence de mesures d’austérité drastiques doublées de plans « antidéficit » censés redresser les finances publiques et, spécificité française autoproclamée, « protéger la croissance et l’emploi » comme le prétend Valérie Pécresse, la ministre du Budget.

La question qui se pose maintenant, sans préjuger des résultats attendus de la gestion de la crise de l’endettement public à laquelle le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a promis de s’atteler et de la probable introduction d’une « règle d’or » contraignant les Etats à respecter leurs engagements budgétaires à la demande du couple franco-allemand, est celle des conséquences de ces bouleversements sur l’économie réelle et sur nos propres activités. Au-delà du nième krack que nous vivons, va-t-on voir se reproduire le scénario catastrophe des années 2008-9 où la crise des subprimes avec la chute emblématique de Lehman Brothers outre atlantique a engendré un net recul des commandes sur notre marche domestique?

Depuis mon retour de vacances j’ai essayé de recueillir des informations concernant nos activités soit au détour de conversations avec nos commerciaux et dirigeants soit au travers de contacts avec des confrères.

Guy Mamou-Mani sur 01net

Interview sur 01net

Rares sont ceux qui ont vu pour l’instant des signaux négatifs, et un optimisme certain est à l’honneur à l’université d’été du Medef. De façon plus rationnelle nous attendons avec beaucoup d’impatience les résultats des enquêtes de conjoncture du Syntec Numérique.

Quoi qu’il en soit 2 paramètres peuvent nous rassurer :
Les moteurs de croissance de notre secteur sont plus puissants que jamais: transformation de l’économie, modernisation de l’Etat…

Nos entreprises ont pris une véritable maturité dans la gestion de la crise. La preuve en est les chutes de résultats, finalement modestes en 2009.

Confortés par la qualité intrinsèque de notre secteur et sa capacité collective à se réinventer, abordons cette fin d’année avec confiance, réalisme et prudence, en conservant tout notre dynamisme et notre motivation.

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30 mai 2011 ~ 1 Commentaire

e-G8 : un événement important pour le numérique

eg8-logo

J’ai eu le plaisir de participer avec de nombreux administrateurs de Syntec Numérique à l’e-G8 forum qui s’est tenu les 24 et 25 mai dans les jardins des Tuileries à Paris.

Après l’installation du Conseil National du Numérique fin avril, cet événement a de nouveau mis le numérique au centre des débats et je m’en réjouis.

Certes, c’est d’abord Internet, son influence sur l’économie, son rôle dans la société, la question d’une éventuelle régulation à laquelle s’oppose celle de la propriété intellectuelle qui ont été au cœur des nombreuses discussions entre CEO de grands groupes, experts, universitaires et politiques.

Mais les usages d’Internet dans l’administration, la santé ou l’éducation ont également animé de nombreux échanges et c’est l’un des deux points que je retiens. En effet, c’est bien toute l’économie du numérique qui révolutionne en profondeur nos modes de vie et non le seul Internet ! Le développement de la e-administration ou la e-santé n’est possible qu’avec l’apport des outils et technologies pensés et réalisés par nos entreprises, Internet n’étant que la phase visible de l’iceberg. C’est ce que j’ai pu expliquer à mes nombreux interlocuteurs sur le forum et qui nous a permis de constater la proximité de nos préoccupations : Internet ne peut être que le point de départ de la réflexion et non son seul objectif.

L’autre point que je retiens est que le numérique devient un centre d’intérêt pour les politiques et les médias. Enfin une société où la technologie n’est pas vue comme une menace mais comme un outil au service de la démocratie et du progrès économique. Un seul chiffre suffit à illustrer cela : l’économie numérique, par son poids et son impact sur la productivité des entreprises, est à l’origine d’un quart de la croissance en France sur la dernière décennie (étude COE – Rexecode mai 2011) ! Si la France, comme l’Europe, accumule du retard par rapport aux Etats-Unis et sous-exploite encore trop ce moteur central de la croissance actuelle et future, je suis persuadé que nous sommes sur le bon chemin et que nous devons poursuivre nos efforts. C’est en tout cas le sens de mon engagement au sein de Syntec Numérique.

24 mai 2011 ~ 0 Commentaires

Une AG pleine de promesses

Le débat de clôture de notre assemblée générale « 360° autour du numérique », animé de main de maître par Frédéric Simottel, Rédacteur en chef de 01 Informatique, restera longtemps dans les mémoires.

cliquez ici pour voir la vidéo de l’Assemblée Générale du Syntec Numérique 2011

Séverin Cabannes, Directeur Général Adjoint de la Société Générale, Jérôme Filippini, Directeur interministériel des systèmes d’information et de communication de l’Etat et Bruno Ménard, Président du CIGREF, se sont livrés pendant près d’une heure et sans langue de bois à un exercice de haute voltige répondant à un feu nourri de questions qui leur a donné l’occasion de dévoiler devant 500 figures de la profession réunies au Pavillon Cambon leur vision du numérique et leurs attentes vis-à-vis du secteur.

Je me suis essayé, dans ma propre allocution, à synthétiser leurs contributions respectives, soulignant leur très grande convergence de vues et de préoccupations : qu’ils viennent du monde des grandes entreprises ou de la sphère publique, ils partagent cette conviction que le numérique est le « nouveau paradigme » ; qu’il bouleverse les organisations, les façons de consommer, de communiquer, de s’informer, d’échanger ; que c’est désormais l’industrie numérique, tous secteurs confondus, qui va transformer les entreprises et les organisations du XXIème siècle.

Avec un chiffre d’affaires de 41,4 Mld€, l’industrie des services numériques pèse à peine moins que l’industrie pharmaceutique et regroupe, en tenant compte des emplois des secteurs connexes des télécoms et de l’e-commerce, 1 million de salariés, loin devant la restauration (316 000) ou l’industrie pharmaceutique (86 000).

Vous connaissez mon crédo : parce que l’innovation est la nouvelle frontière des entreprises, qu’elles soient publiques ou privées, elle doit être au cœur des préoccupations de leurs dirigeants car elle permet aux entreprises de se différencier. Le cabinet McKinsey a publié cette année une étude qui démontre qu’une entreprise qui a bien intégré les technologies numériques croît 2 fois plus vite, crée 2 fois plus d’emploi et exporte 2 fois plus que les autres.

C’est parce que le numérique apporte des solutions concrètes, qu’il est ce formidable outil de performance et de compétitivité des entreprises et, par extension, de transformation de l’Etat, que je m’emploie depuis 1 an maintenant que je préside aux destinées de Syntec numérique à favoriser le développement de son usage en multipliant les initiatives pour renforcer la filière numérique, notamment auprès des pouvoirs publics.

Devant la communauté du numérique réunie, j’ai pris un deuxième engagement solennel, celui d’inviter le prochain Président de la République – l’homme ou la femme que les Français éliront en mai 2012 -, à soutenir effectivement les intérêts de l’industrie numérique et à en faire le fer de lance de sa politique de relance.

Je m’autorise à adresser en votre nom, au candidat à la magistrature suprême la lettre ouverte suivante :

Madame, Monsieur le futur président de la République,

Dans moins d’un an vous allez être confronté(e) à des problèmes particulièrement difficiles, accrus par une crise mondiale de la dette qui a aggravé les choses et ne facilitera pas les arbitrages indispensables que vous devrez alors prendre avant d’arrêter les décisions courageuses qui s’imposeront.

Que ce soit en matière de santé publique avec un déficit croissant de la sécurité sociale, multiplié par 3 à 24 milliards d’euros de 2006 à 2009 ; de chômage, avec un taux d’emploi passant de 8 à 10% de la population active ; d’intégration avec des difficultés persistante d’insertion des jeunes issus de l’immigration.

Au plan économique, les divergences de compétitivité de nos entreprises comparées à celles d’autres pays comme l’Allemagne qui gagne des parts de marché à l’exportation sont criantes.

Dans le domaine éducatif, les inégalités d’accès à un environnement numérique de travail aux différents niveaux d’enseignement restent patentes même si des progrès significatifs ont pu être réalisés qui indiquent la voie à suivre. Pour ce qui est de la maîtrise de l’énergie et des questions environnementales, il y a encore beaucoup à faire pour limiter les émissions de CO2.

En ce qui concerne la réforme de l’Etat et les grands chantiers de l’Administration, il reste encore beaucoup à faire en matière de dématérialisation de données publiques et de simplification des processus administratifs au service des citoyens et des entreprises.

Sur chacun des points sur lesquels j’ai cru bon d’attirer votre attention, les solutions classiques ont été épuisées : pour ce qui est de la Sécurité sociale, hausse des taxes et déremboursement des médicaments ; pour le Chômage, loi de cohésion sociale, plan d’urgence contre le chômage des jeunes, contrat d’insertion dans la vie active ; pour l’Intégration et l’emploi, les différentes politiques mises en œuvre butent sur la réalité économique de notre pays.

S’agissant de l’économie, nos entreprises ont des difficultés sur la scène internationale et nos PME n’exportent pas assez , notre balance commerciale est toujours déficitaire et notre croissance est atone ; en matière d’Education, le non remplacement des professeurs et les fermetures de classes créent chaque fois un choc et font débat dans notre société ; en ce qui concerne l’environnement, les solutions alternatives à la gestion intelligente de l’énergie (stockage de l’électricité, smart grids) tardent à être expérimentées alors que nos voisins progressent en matière de « gestion de la demande » ; enfin, touchant l’Administration , entreprises comme citoyens critiquent la lourdeur de nos procédures administratives.

Grâce aux technologies numériques nous avons des solutions qui ont déjà fait leurs preuves dans d’autres pays. Je veux croire qu’aux lendemains de votre élection vous puissiez lancer sans délai les programmes correspondant suivant l’exemple de vos homologues canadiens, coréens ou japonais ou du nord de l’Europe pour l’e-santé.

Pour ce qui est de la Santé, la France a un savoir-faire spécifique en télémédecine. Nous venons d’en donner la preuve en publiant à l’occasion du congrés HIT Géront’Expo un livre blanc sur les conditions du développement de la télémédecine en France. En matière de chômage, notre secteur se montre exemplaire. Il crée de l’emploi et recrute en grand nombre : 40 000 recrutements sont prévus en 2011. S’agissant d’intégration, nos entreprises n’ont pas besoin de cv anonymes. La diversité fait partie de l’ADN de notre secteur.

Sur le plan économique, nous encourageons la diffusion des usages numériques dans les PME. Estimant que c’est le levier pour les aider à gagner en productivité, nous plaidons pour l’octroi d’incitations fiscales. Pour ce qui est de l’Education, nous expérimentons déjà à grande échelle l’e-learning qui est une voie d’accès à l’information de qualité pour tous, et recommandons l’adoption de nouvelles pratiques pédagogiques facilitant la mise en relation élèves / parents / professeurs grâce aux « ENT ». Sur le plan environnemental, le green IT et les différentes formes de télétravail devraient permettre de réconcilier croissance et de environnement. Enfin, en matière d’administration électronique où beaucoup de choses existent déjà, il est temps de généraliser la télé-déclaration des données, les inscriptions en ligne sur les listes électorales, de faciliter l’e-voting, le recensement des citoyens en ligne, d’ouvrir un guichet unique emploi à pôle emploi qui offrait de nouveaux services.

Vous pouvez compter sur nous, Madame, Monsieur le futur président de la République, pour vous aider à déployer lors de votre quinquennat une politique de développement des usages au bénéfice d’une industrie numérique forte pour une économie plus compétitive. Nous ne manquerons pas de vous faire des propositions concrètes qui n’auront d’autre objectif que de mettre au cœur du débat les enjeux de notre industrie.

Je vous prie d’agréer l’assurance de ma haute considération,

Guy Mamou-Mani

18 mai 2011 ~ 0 Commentaires

HIT 2011 : la santé plus que jamais au cœur des préoccupations de notre Profession

Il y a tout juste 1 an, la santé m’était déjà apparue comme un sujet particulièrement important et pas seulement parce que les Etats Généraux de l’Industrie le positionnaient parmi ses priorités.

Au travers de diverses rencontres avec des personnalités du monde de la santé, et sur la base de mes propres expériences professionnelles en matière de systèmes d’information de santé et d’organisation des soins, j’avais pu me forger ma propre conviction.

C’est assez logiquement que j’avais fait de la santé une pièce maîtresse de mon programme comme l’intitulé de mon blog du 28 mai 2010 en témoigne : «  Syntec santé, un exemple à suivre ».

Nous avons depuis lors démultiplié nos efforts dans ce domaine, en particulier grâce à la très forte mobilisation des entreprises regroupées au sein du Comité santé de Syntec numérique qui travaillent de manière soutenue sur les chantiers de transformation liés aux infrastructures de santé comme l’Hôpital numérique et le Cloud computing santé, ou encore sur des questions liées aux systèmes d’information du professionnel de santé et le développement de la Télémédecine.

Au cours de la 5ème édition de Health Information Technologies (HIT), et pendant 3 jours, plusieurs d’entre elles sont réunies sur le « village Syntec santé» (espace C21) où la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot-Narquin, s’est rendue comme elle l’avait déjà fait l’an dernier accompagnée du président de la Fédération des Hôpitaux de France, Jean Léonetti.

Roselyne Bachelot Guy Mamou-Mani 1

Lors des allocutions d’ouverture du congrès Hit, Christian Nibourel, co-président de Syntec santé,  a débattu en direct du plateau TV sur le thème « dynamiques territoriales de santé : quels systèmes d’information ? ».

Pour ma part, j’accueillerai les journalistes du monde de la santé en toute fin de Congrès, lors de la journée dédiée à la Télémédecine. Nous leur présenterons, dans la logique du précédent livre blanc sur l’hôpital numérique dévoilé lors de HIT Hôpital Expo 2010,  les résultats de nos travaux sur la Télémédecine produits sur la base de l’étude de l’Observatoire paritaire des métiers de notre Branche.

De leur côté, les pouvoirs publics se montrent tout aussi actifs. La concertation avec les industriels de santé est plus que jamais à l’ordre du jour côté Ministère de la santé et revêt à leurs yeux une grande importance. Ainsi, l’ASIP Santé s’est employé tout au long de l’année à organiser des réunions trimestrielles avec les industriels pour favoriser une meilleure compréhension des enjeux et donner davantage de visibilité sur les programmes et marchés à venir encadrés par la loi HPST.

Deux annonces récentes méritent d’être saluées qui illustrent le rapprochement du public et du privé dans le respect des différences et des champs de compétence :

  • Le  décret portant création d’une délégation à la stratégie des systèmes d’information de santé (DSSIS) auprès des ministres chargés de la santé, de la sécurité sociale, des solidarités et de la cohésion sociale placée sous l’autorité du secrétaire général des ministères chargés des affaires sociales. Même si cette annonce a tardé, nous ne pouvons que nous réjouir de cette volonté affichée aujourd’hui par l’Etat de vouloir « animer le travail d’élaboration des orientations et des priorités nationales dans le domaine des systèmes d’information de santé et médico-sociaux et des technologies numériques appliquées à la santé ». Si nous avions un vœu à formuler, ce serait de compléter ce dispositif par la mise en place d’un Conseil des technologies de l’information de santé qui, à l’image du CNN qui vient d’être installé (cf mon précédent blog), ferait appel à des experts qualifiés des services numériques en santé qui seraient force de proposition aux côtés des responsables de la politique de santé. Nous aurions ainsi davantage de visibilité sur des processus de décision dont nous sommes largement tributaires.
  • La présidence du comité d’experts santé des investissements d’avenir vient tout juste d’être proposée à mon prédécesseur. Je me réjouis de cette décision, autant pour Jean Mounet lui-même que pour notre profession à qui il rend déjà des services signalés comme président de l’Observatoire de la filière STIC.  Nous savons son intérêt pour les questions de santé et son souci de voir se développer le marché des SIS. Il contribuera certainement à faire émerger des projets de taille en mobilisant à bon escient les ressources du  « grand emprunt »  au bénéfice de l’éco-système e-santé qui prend forme petit à petit, notamment au travers du comité stratégique de filière aux travaux duquel nous sommes associés.

Comme vous le voyez un travail approfondi a été accompli par le Syntec Numérique dans le domaine de la santé. Il est en tout point exemplaire et c’est la raison pour laquelle nous avons décidé de dupliquer ce modèle sur d’autres secteurs. Alors à bientôt pour un SN énergie, SN éducation,…